Archives des éditos

Date de publication: 10-02-2019

On peut considérer que le fait contemporain majeur est, dans les démocraties, le discrédit de l'autorité. Les électeurs sont ainsi portés vers des figures étranges, allant jusqu'à être clownesques – Berlusconi, Beppe Grillo, Trump – ou bien ultra-classiques, c'est-à-dire nationalistes en désespoir de cause. A l'appartenance de classe et aux choix de partis dits de gouvernement – de gauche et de droite, de...

Edito de Charles Melman : Guignol
Date de publication: 20-01-2019

Par un retournement remarquable la libération actuelle des mœurs est associée à l'impératif de devoir respecter, sous peine d'exclusion sociale, celles qui hier étaient condamnables : ce qu'on appelle « le politiquement correct ».

Les mœurs traditionnelles  étaient l'objet d'un inépuisable répertoire de critiques, d'humour, de défis, de licence. Les nouveaux commandements qui sont apparus, eux, ne rigolent pas : Tu t'inclines ou bien...

Edito de Charles Melman : Moeurs et reviens
Date de publication: 13-01-2019

Les spécialistes politiques  et intellectuels, voire les faiseurs de morale semblent particulièrement désorientés par le climat insurrectionnel apparu dans le pays. Leur inquiétude en tout cas est légitime car, jusqu'ici, ce type de manifestation s'est régulièrement conclu par un régime autoritaire.

Edito de Charles Melman : Un coup de masse
Date de publication: 02-01-2019

Chacun en France a un gilet jaune dans sa voiture et ne manque pas de sujets de mécontentement, pour s’associer à une revendication générale.
La sympathie que rencontre un tel mouvement  pose néanmoins,  au delà des satisfactions qui seront accordées, la question du résultat politique et économique. Puisque c’est de lui, infime, que dépendra la validité de l’action.
Deux risques : une aggravation du déficit et l’...

Edito de Charles Melman : Bon Noël
Date de publication: 21-12-2018

Si des gens se rassemblent autour des ronds-points, c’est pour dire qu’ils n’ont point de ronds, c’est aussi bête que ça et nos politiques l’entendraient s’ils s’étaient donné la peine de lire Lacan et saisir que c’est le moyen de communication qui fait la revendication, le premier à l’avoir compris étant Trump, élu pour avoir parlé le langage du peuple c’est-à-dire des réseaux sociaux et tel qu’on l’entend aujourd’hui...

Edito de Charles Melman : Qu’est-ce qu’un point ?
Date de publication: 11-12-2018

Il y a comme d’habitude une question de vocabulaire.
L’échiquier politique s’enrichit ainsi d’un parti qui promeut l’insoumission. Et comme le fait remarquer son leader ce sont aujourd’hui ses idées qui sont dans la rue.
Certes mais, comble de la réussite, elles se manifestent du même mouvement contre la direction du parti, affrontée à l’insoumission de ses lieutenants.

Edito de Charles Melman : Les mots maux
Date de publication: 25-11-2018

Durant les siècles qui marquent la décomposition de l’Empire romain (cf : Pouvoir et persuasion dans l’Antiquité tardive, de Peter Brown le Seuil 2003), l’autorité avait pour signe distinctif la capacité  de bien-parler. Le pouvoir alors reconnu était celui de la rhétorique.

Il est notable qu’il en est toujours ainsi.

Car les...

Edito de Charles Melman : Façons de parler
Date de publication: 28-10-2018

On m’apprend – revues dites scientifiques relayées par les médias – que je ne suis qu’une bête que rien ne sépare de ses frères animaux.

En réalité c’est la ressortie d’une vieille histoire, marotte des médecins pour qui le biologisme donne la clé du comportement humain.

Certes elle n’est pas innocente puisqu’elle a régulièrement servi d’...

Edito de Charles Melman : Retenez-moi
Date de publication: 08-10-2018

Saint Paul disait donc que sans la loi nous ne connaîtrions pas le péché, autrement dit le désir puisqu’il est alimenté par ce qu’il ne vaudrait mieux pas, et donc par le mal devenu ainsi banal.

Je désire le mal, voilà bien ce que plus tard allait découvrir un Freud scandalisé dans l’inconscient tel que le lestent les interdits moraux (cf. “L’homme aux rats”)

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Charles Melman : Intolérance
Date de publication: 22-09-2018

Freud a donc découvert chez ses patients mâles ce qui serait le pivot de la névrose : le refus de la séparation d’avec la  mère et le vœu de mort à l’égard du père afin de prendre sa place. Voilà au moins qui rend le petit bourgeois tragique alors qu’on l’imaginait mieux vu par Labiche.

Edito de Charles Melman : Œdipe crétin

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