Les travers du droit de l'enfant

Une association de spécialistes organise un colloque pour le 30 ème anniversaire de la Convention Internationale du Droit de l'Enfant. (1). Quatre d'entre eux sont retenus : Les droits d'être aimé, identifié, soigné et protégé des violences. Le voyageur venu de l'espace s'étonnera que des traits qui appartiennent à l'espèce animale doivent pour la nôtre être validés par le Droit. Qu'arrive-t-il à cette famille-là pour qu'elle veuille ainsi substituer un juge au père ? Un policier aussi, bien sûr, puisque l'enfant pourra réclamer sa protection s'il est frappé.

Une anecdote : Une prof en classe retire son cahier à une élève qui perturbe. Celle-ci branche son portable. « A qui téléphone-tu ? » demande la prof. « A la police puisque vous m'avez pris mon cahier ! ». Cette substitution du droit légal à celui qui est moral est sûrement un symptôme pensera le voyageur, mais lequel ? Un lacanien qui passait par là lui répondit : forclusion du nom-du-père, avec pour résultat la psychose sociale. Un autre tempéra : « Et s'il s'agissait d'une liquidation collective du transfert ? ».

Perplexe, notre voyageur se rendit au colloque des spécialistes, et en repartit, anxieux, avec une molécule.

 

(1) Association Française de Psychiatrie : Le 14 juin à Paris, 92 bis boulevard du Montparnasse 75014