Les grandes conférences de l'EPhEP

Charles Melman : Les sujets qui fâchent

Affiche des grandes conférences : Les journées qui fâchent

 

Les techniques de numérisation ont considérablement repoussé les limites du possible, cette catégorie finissant toujours par inclure celle de la morale. Celle-ci ne relève plus ainsi de la transmission d’un savoir collectif arrêté, mais d’algorithmes variables, renouvelables et éventuellement individuels.
L’effet en est lisible avec la récusation des valeurs et des idéaux qui étaient coutumiers et partagés au profit d’une « liberté » dont l’application va s’avérer pas moins contraignante mais différemment.
Cette « liberté » laisse-t-elle une place qui puisse se partager pour qu’on en parle sans se séparer ?

Charles Melman : Comment une femme se débrouille-t-elle - ou pas ? III

Alors j’espère que vous allez bien, quoiqu’on ne sache plus exactement ce que veut dire allez bien, c’est-à-dire si ça veut dire avoir été contaminé, et donc supposé immunisé ; ou bien si ça consiste à dire qu’on est passé à travers, au risque évidemment d’attraper cette grippe. Mais enfin, on va bien voir.

Quoi qu’il en soit, cette pratique de la visioconférence, qui est un moindre mal, a sûrement un handicap, qui est que vous me voyez sans que la réciproque soit vraie.

Charles Melman : Comment une femme se débrouille-t-elle - ou pas ? II

Lorsqu’il est arrivé à Lacan de faire une conférence à Rome, à la suite de laquelle, un grand quotidien Italien… je ne sais plus si c’était La Répubblica, Le Corriere della Sera …a sorti en première page une information sur l’essentiel de cette conférence, Lacan : La femme n’existe pas, ce qui se voulait un titre très ironique et sarcastique. Vous vous rendez-compte ce que ce Français est venu raconter : La femme n’existe pas ! Non mais vraiment !

Il suffit cependant d’être un observateur, pour faire remarquer qu’entre son statut de fille dans sa famille, c’est-à-dire d’élément, je ne dis pas de sujet, d’élément dont la sexualité n’est pas reconnue dans son exercice autonome.

Charles Melman : Comment une femme se débrouille-t-elle - ou pas ? I

EPhEP, Grande conférence de l'EPhEP, le 06/02/2020
Je ne crois pas que le temps de la conférence soit le plus approprié pour le sujet que j’ai proposé de traiter, et qui m’a valu quelques remarques postales désagréables que je n’ai pas très bien comprises je dois dire. Parce que se demander, demander comment une femme se débrouille, c’est d’abord rappeler que c’est bien, non seulement le problème des femmes mais aussi bien celui des bonhommes, puisque je crois que nous conviendrons ensemble et unanimement, qu’il n’y a pas de savoir constitué sur la façon d’assumer son sexe, ni même de le pratiquer. Cela étant vérifié et vérifiable, il est inévitable que chacun soit invité à se débrouiller, c’est-à-dire à inventer le savoir qui lui conviendrait le mieux ainsi qu’à son entourage. Mais tout ceci est bien, bien que ça ne paraisse guère noble, une affaire de débrouille.

Grande Conférence EPhEP de Charles Melman : Le corps sur le divan. Les pathologies minées par l'inconscient

Affiche conférence de Charles Melman 2019

 

Voilà bien un problème laissé en suspens : celui des rapports de l’esprit et du corps.

Sans doute parce que c’est la morale, stoïcienne, qui régit voire crée ces instances, les nomme et les sépare irréductiblement, et fait de nous les enfants perplexes de ce divorce. Peut-on cesser d’être un enfant ?

L’esquisse d’une psychologie scientifique de Freud nous servira de départ.

Charles Melman : L'inconscient est le politique - 3

L’autorité

Charles Melman – Nous allons donc, comme d’habitude, déranger quelques idées reçues, ce qui après tout est une activité qui peut avoir quelque intérêt. Et je commencerai par vous rappeler que nous sommes tous, ici, dans cette salle, que nous sommes tous des praticiens de l’autorité, que ce soit l’autorité que nous avons subie ou bien l’autorité que nécessairement nous exerçons sur tel ou tel de notre entourage. Nous n’avons plus le choix.
Vous remarquerez que j’ai dit « l’autorité que nous avons subie ». J’aurais pu dire « l’autorité que nous avons eu le bonheur de rencontrer », mais vous reconnaîtrez que c’est une formulation qui paraîtrait sans doute excessive. Il faut se demander évidemment pourquoi ? Pourquoi est-ce qu’a priori l’autorité est vécue dans ce registre de ce qui est subi ?

Charles Melman et Dominique Reynié : L'inconscient est le politique -2 (transcription)

Charles Melman – C’est pour nous un privilège de pouvoir écouter ce soir le professeur Reynié qui, entre autres activités, enseigne à l’Ecole des Sciences Politiques, dirige la Fondation pour l’Innovation Politique, qui vient de publier un ouvrage dont le titre semble bien concerner notre actualité, puisqu’il s’appelle Les nouveaux populismes. Et nous avons ainsi, grâce lui, l’occasion d’entendre et de participer aux élaborations les plus récentes, les plus techniques et les plus pertinentes sur la situation politique et les problèmes de la vie politique de façon plus générale.
Je le remercie donc à d’avance de bien vouloir être avec nous ce soir. À vous, si vous le voulez bien.

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