Liste des parutions

Corps rassemblé

Auteur(s): Esther tellermann - Editeur: Editions Une

Couverture du livre "Corps rassemblé" - auteur : Esther Tellermann

Esther Tellermann, dans ce texte écrit suite à plusieurs visites de l'atelier du peintre Claude Garache, opère une remontée vers les origines, plonge les mains dans la première argile des hommes, pour faire surgir une matière des corps. Les poèmes remontent le temps comme une embarcation discrète, s'affranchissent du cadre, et reprennent l'histoire à sa source ; les époques tissées sous le sommeil des hommes, l'incarnation répétée, vers un visage individuel issu de la masse informe des visages. Vers une sœur : toutes les femmes. Esther Tellermann vient habiter le corps, lui rendre sa pesanteur, sa surface terrestre et son épaisseur. Elle invoque dans un même geste, solitaire et rouge, « le visible et l'absence ». Les symboles oui, les ors et les martres, les archipels et les églantiers, mais surtout les reins et cuisses, genoux, seins, nuques, paumes : comment le corps s'extrait des ombres, des silences, jusqu'à la brûlure et la blessure, celle de « la vie ouverte ».
Les rouges, les bleus, les gris et les verts sont ici des vapeurs antiques, des brumes entourant la question irrésolue de notre présence sur la terre, formes et âmes à demi transparentes, à peine esquissés déjà disparues. Ce corps rassemblé s'écrit contre la solitude, notre inquiétude et notre évanescence. C

Les enfants du quartier du Bataclan

Auteur(s): Fernando-Bayro Corrochano - Editeur: Maison d'Édition Langage - Distributeur Pollen
Couverture du livre "Les enafants du quartier du Bataclan"Les attaques terroristes survenues à Paris le 7 janvier, le 8 janvier et le 13 novembre 2015 laisseront derrière elles plus de 151 morts et 428 blessés, certains gravement atteints.
Comment cette violence a-t-elle pu affecter les enfants, notamment ceux du quartier du Bataclan ?
Ce livre essaie de répondre à cette question à partir des dessins d’enfants, « touchés » par tant de violence. Ces dessins et leur approche psychanalytique sont issus de la psychothérapie des enfants, dans un cadre d’Art-thérapie.
Cette publication rend hommage à ces enfants qui ont eu le courage de « figurer » le choc traumatique par le dessin, de « représenter l’irreprésentable », de « penser l’impensable »et de donner sens à cet « hors-sens » que l’extrême violence terroriste produit.

Un immonde sans limite, 25 ans après un monde sans limite

Auteur(s): Jean-Pierre Lebrun - Editeur: Point Hors Ligne chez Érès

Couverture du livre de JP Lebrun "Un immonde sans limite"À partir de diverses entrées – le social, la clinique, l’institution, le déclin du politique, l’épisode des Gilets jaunes, la fin de la loi du père… – se déplie la thèse du livre : vingt-cinq ans après Un monde sans limite, c’est un immonde sans limite que nous avons fait émerger.

Le livre décrit le changement d’hégémonie culturelle qui nous emporte depuis une quarantaine d’années. Fin du patriarcat et fin de la religion comme mode de vie en société nous ont entraînés vers un individualisme exacerbé qui a déconnecté le citoyen de son implication dans le lien social. L’avènement de « l’individu total », de celui qui ne doit rien à la société mais peut en revanche tout exiger d’elle, construit notre société de « l’immonde », caractérisée par la disparition de la limite reconnue collectivement. L’auteur en analyse les conséquences sur la vie psychique, la vie politique, la clinique, l’éducation et montre la place que les psychanalystes ont encore à y tenir.

François Rouan, les Ficelles de la tresse

Auteur(s): Esther Tellermann - Editeur: Hermann

tellermannQue pourraient apprendre les psychanalystes d’une rencontre avec François Rouan, de la confrontation à son œuvre et à son dire ? Car c’est bien d’une rencontre qu’il s’agit ici, tout d’abord à l’Association lacanienne internationale, dans cette même rue de Lille où le peintre allait rendre visite à Jacques Lacan, puis dans l’atelier de Laversine lors d’un déjeuner. Mais aussi de la rencontre entre deux approches d’un même réel : pour les psychanalystes, celui dans la cure d’un sujet dont le désir sera à entendre dans le nouage d’une parole à sa vérité, pour le peintre, celui d’un « tableau qui tienne » dans sa fabrication par la découpe en bandes de deux tableaux entrelacés et formant un troisième. Un troisième qui fasse tresse, dissémine la figure représentée, déplace la visibilité ordinaire en voilant et dévoilant une absence, celle même de l’objet – ici le regard – qui relance le désir. C’est en effet dans l’épaisseur du plan, le mélange optique des couleurs, les superpositions, les entrelacs d’images fixes et en mouvement, mêlant histoire individuelle et collective, mémoire picturale et mémoire subjective en ce qu’il est convenu d’appeler « peinture », « photographie » ou « film », que François Rouan cherche cet objet qu’il rate mais dont il ne cesse de recomposer et d’interroger l’énigme pour en tisser les épiphanies. Avec la participation de : Charles Melman, Marc Darmon, Esther Tellermann.

Que fait la folie à l’écriture ? N°48 du Journal Français de Psychiatrie

Auteur(s): Pierre-Christophe Cathelineau, Alice Massat - Editeur: Érès

JFP 48

C’est un parcours à la fois littéraire et clinique que nous proposons pour répondre à cette question. La lecture d’auteurs confirmés, dans la littérature et la poésie, et sans doute affectés de ce qu’il convient d’appeler avec prudence « l’expérience de la folie », nous permet d’entrevoir qu’au jeu de la métaphore, parfois qualifiée de délirante, ou d’une écriture tout en métonymies, l’écrivain peut, jusqu’à un certain point, distordre la langue et les figures stylistiques pour leur donner une coloration particulière qui situe tout l’enjeu de l’écart autorisé par rapport aux figures admises du style et de la langue. C’est là l’importance d’une invention permise par la lettre pour fixer un certain réel et donner au lecteur, qui peut être le patient ou l’écrivain, un bord auquel, dans sa lecture, il puisse bon an mal an s’arrimer. C’est aussi tout le travail d’une clinique qui se dit à la lettre et prend les contours de celle-ci pour engager dialogue et affrontement avec ce réel de la folie dont le travail de l’écriture éloigne, en s’en rapprochant au plus près.

Réel de la science, réel de la psychanalyse

Auteur(s): P-C Cathelineau, J-L Chassaing, Th. Florentin - Editeur: Érès

Sous la direction de Pierre-Christophe Cathelineau, Jean-Louis Chassaing, Thierry Florentin.

REEL DE LA SCIENCE

Le réel est dépourvu de sens, ce qui ne veut pas dire qu’il est sans représentation. Très tôt, Lacan l’énoncera dans son œuvre. Et c’est par le biais du symptôme que l’analysant donne au psychanalyste les moyens d’appréhender ce qui se passe pour lui dans le réel. Cet ouvrage met au travail cette notion, que Lacan reprend et élabore tout au long de son enseignement, comme une recherche en lien avec la clinique.

Pour les sciences, voire pour « la Science », cette notion de réel, tout aussi importante, se révèle indispensable à son élaboration.

Des psychanalystes et des scientifiques de renom montrent en quoi le réel compte dans leur discipline et dans leurs recherches. En toute intelligence, les différences étant évidemment marquées, les exposés des deux approches viennent alimenter un débat d’une brûlante actualité. Ce dialogue vigoureux ouvre des perspectives passionnantes pour un travail encore en chantier.

Les affranchis

Auteur(s): Thierry Roth - Editeur: Érès

Thierry RothAddictions et clinique contemporaine

L’addiction est au cœur de l’économie psychique contemporaine. Certains patients addicts se présentent comme des « affranchis du Nom-du-Père », donc des contraintes symboliques. Les conséquences cliniques majeures qui en découlent constituent un défi pour la psychanalyse du XXIe siècle.

Thierry Roth s’intéresse prioritairement aux patients addicts en tant qu’ils nous éclairent sur la clinique contemporaine : prédominance d’un nouveau type de jouissance, abrasement du désir, nouveau statut de l’objet, rejet de l’autorité, rapport différent à la sexualité, à l’autre, etc. Son objectif est de relever plusieurs paris : intéresser les analystes, parfois récalcitrants, aux problématiques addictives, de plus en plus centrales aujourd’hui ; montrer aux intervenants en addictologie et aux acteurs de la santé mentale la vivacité et l’intérêt – clinique et éthique ! – de la psychanalyse ; enfin et surtout, provoquer les uns et les autres dans leurs recherches et contribuer au débat nécessaire sur ce qu’on appelle la « nouvelle clinique ».

La psychanalyse refoule-t-elle le politique ?

Auteur(s): Roland Chemama - Editeur: Erès

Couverture du livre de R.Chemama"La psychanalyse refoule-t-elle le politique"

Les psychanalystes relèvent, depuis surtout deux ou trois décennies, que les mutations des discours sociaux ne sont pas sans effet sur la subjectivité individuelle. Ils ont plus de mal à penser, malgré quelques indications de Lacan, que « l’inconscient c’est la politique ». L’inconscient, affirme-t-on généralement, c’est la présence en nous de l’infantile et du sexuel. Mais une telle définition ne nous ferait-elle pas manquer quelque chose ? Ne témoigne-t-elle pas d’une conception réductrice de l’objet de la psychanalyse, une conception qui interdit de voir, par exemple, la place centrale qu’a la question du pouvoir dans l’inconscient ? Pire, ne repose-t-elle pas sur un véritable refoulement ?

Ce livre entreprend de lever ce refoulement. Loin de tout simplisme qui inciterait l’analyste à « prendre parti », l’auteur aborde de très nombreuses questions – du sujet à l’objet, du désir au fantasme, du plaisir à la jouissance – que la psychanalyse contemporaine pourrait avoir à élaborer autrement.

Revue lacanienne n° 20 "Du refus de savoir"

Auteur(s): Collectif - Editeur: Erès

Couverture de la revue lacanienne numéro 20 "Du refus de savoir"

Dès les années 1956, Jacques Lacan rapprochait l’opposition méconnaissance-savoir de la problématique platonicienne episteme-doxa, organisation d’un savoir valorisé, et sa forme dite dégradée ; il y reconnaîtra la structure du sujet dans le champ du politique.

Les modalités du refus de savoir recouvraient alors plus ou moins parfaitement les mécanismes de défense qui constituent l’essentiel de la clinique quotidienne du psychanalyste : mensonge, refoulement, déni, récusation, forclusion, passion de l’ignorance… Ces mécanismes se retrouvent encore dans l’espace social, tant au niveau individuel que collectif et doivent être interrogés au regard des derniers développements de la recherche de Jacques Lacan.

Mais qu’est-ce que c’est donc un Noir ? Et d’abord un Noir c’est de quelle couleur ?

Auteur(s): Jeanne Wiltord - Editeur: Éditions des crépuscules

edition des crepuscules« Un fil à guidé cet ouvrage : préciser les conditions symboliques nécessaires au refoulement de la jouissance qui conditionne pour les êtres qui parlent l’émergence de désir. »

« Il m’a été imposé par des questions venues de ma pratique de la psychanalyse avec des femmes et des hommes dont les histoires singulières se sont trouvées inscrites dans l’histoire qui a fondé et structuré les sociétés de la Guadeloupe et de la Martinique. »

« Dans ces colonies géographiquement séparées de leur métropole, a été inaugurée et institutionnalisée une perversion coloniale de la structure symbolique du langage. »

 

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