Guyomard P. Mr

L'éthique de la psychanalyse selon Freud et après Lacan avec Catherine Millet

EPhEP, grande conférence, le 20/04/2017

Freud jugeait les femmes peu douées pour la morale.
Que dirons-nous de leur éthique ?

L'éthique de la psychanalyse selon Freud et après Lacan - 4

Freud jugeait les femmes peu douées pour la morale. Que dirons-nous de leur éthique ?



Catherine Millet et Patrick Guyomard

L'éthique de la psychanalyse selon Freud et après Lacan : Quelle est la loi d'Antigone ?

Patrick Guyomard : Nous vous remercions d’être là pour cette nouvelle séance de ce séminaire que nous faisons en commun, pour nous entendre et puis aussi peut-être discuter un peu. Le titre du séminaire de ce soir c’est : « la loi d’Antigone. » Voilà toujours Antigone, toujours là.
Il y a tout un imaginaire à propos d’Antigone, je vous en donnerai un ou deux exemples tout à l’heure, une espèce de fausse familiarité, qui, sous prétexte que Antigone invoque un certain nombre de lois - enfin « de lois non écrites » - qui bien sûr peuvent s’entendre comme des lois divines mais qui pour les psychanalystes, quand on évoque ce qui n’est pas écrit évidemment peut résonner différemment.
Cette présence et cette invocation d’Antigone, ne doit pas, en tout cas au début, faire oublier, qu’après tout, Antigone peut être considérée comme hors la loi, que comme sans loi, après tout pourquoi pas, que comme faisant elle-même sa propre loi, qui est encore une autre façon de l’entendre. Je dis ça au départ pour que vous ne soyez pas trop pris dans l’évidence de quelque chose de bien connu.

L'éthique de la psychanalyse selon Freud et après Lacan : Le désir de l'analyste

Le thème que nous avions choisi pour cette troisième soirée de ce séminaire sur l’éthique de la psychanalyse, c’est le thème du désir de l’analyste. Il y a plusieurs façons de traiter ce thème. Et en venant ici, je me demandais par quel biais j’allais l’aborder. Finalement, je vais le faire de la façon suivante : au fond, l’expression « désir de l’analyste », est un signifiant de Lacan incontestablement, je dirais presque un signifiant maître de Lacan, à tel point qu’on pourrait l’écrire désir-de-l’analyste, et le prononcer en un seul mot. Il désigne effectivement une fonction que Lacan a fondée et que nous utilisons les uns et les autres, moi le premier, un peu comme une évidence et donc comme une espèce de mot valise, comme quelque chose qui irait de soi.

Séminaire sur L'éthique de la psychanalyse selon Freud et après Lacan : exposé et discussion

Donc, je vous propose que nous commencions par une question originale et passionnante : qu’est-ce-que c’est le bien et le mal ?
Le réponse que je vous proposerai pour démarrer, c’est que le bien et le mal, ce sont des signifiants, dont le trait remarquable est qu’ils vont se trouver dans toutes les langues et ayant dans toutes les langues un signifié identique, même si l’objet qui vient à être subsumé par chacun de ces termes diffère comme nous le savons, selon les cultures, voire évidemment à l’intérieur d’une seule culture.

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