Les journées de l'EPhEP

Le burn-out : Discours social et enjeux subjectifs

Affiche "Le burn-out : discours social et enjeux subjectifs" EPhEP  2017Le 22/04/2017, Bruxelles

Apparu aux Etats Unis au début des années soixante-dix, le burnout, défini comme une souffrance au travail, a pris une dimension quasi épidémique depuis une vingtaine d’années. Au point de constituer, actuellement, un pourcentage très important des motifs de consultation en médecine de travail. On observe aussi qu’il apparaît dans des domaines qui n’étaient pas et ne sont pas encore directement liés au travail : on parle aujourd’hui de burnout maternel, de burnout parental. On peut considérer qu’il s’agit là d’un effet de mode, d’un amalgame qui n’a rien à voir avec une rigueur scientifique. Mais on pourrait tout aussi bien se demander si cet élargissement de la surface d’application de cette notion ne nous apporte pas un éclairage nouveau sur les enjeux de cette souffrance : reconnaissance par les patients et par les soignants d’une étiologie, sinon commune, du moins trouvant son fondement dans un certain discours contemporain qui formate nos subjectivités.

Quels sont les ressorts du populisme ? - Journée EPhEP 28 janvier 2017

Affiche de la journée "Quels sont les ressorts du populisme ?"

 

L’École met à la disposition de ses étudiants et du public, sur son site Internet, les vidéos de l’intégralité des remarquables contributions qui ont tenté de répondre à la question posée lors de la Journée d’étude de l’EPhEP du 28 janvier dernier : Quels sont les ressorts du populisme ?

 

 

Questions sur la radicalisation - Pensées, analyses et commentaires

Journée EPhEP, le 7 juin 2016, Paris
Le chômage moral est au moins aussi délétère que celui qui est économique.
Les laissés en marge du marché des valeurs morales, celles dont l’appropriation subjective délivre une identité promettant une reconnaissance par le milieu social, sont des candidats naturels à toutes les offres d’emploi.
Après une tentative malheureuse d’appropriation par la violence – petite délinquance – des insignes de la réussite sociale, l’offre d’un kit complet associant une vocation, un appel divin qui justifierait moralement les excès sur autrui – après avoir été soi-même annulé – et l’exercice d’une toute-puissance, sexuelle y compris, rencontre forcément des adeptes, et pas seulement chez ceux appartenant à la religion qui sert de prétexte.

Quelle est la nature de la souffrance avec et pour les enfants de l'immigration ?

La question est de savoir si nous avons une langue commune avec l’enfant d’immigrés.
Souvent il parle peu ou mal sa langue d’origine faute de savoir l’écrire et refuse l’acquisition de la langue d’accueil à cause de la mutation d’identité qu’elle implique.
Il peut ainsi adopter la néo-langue propre à la bande des jeunes, à laquelle il participe, mais qui n’est pas à proprement parler un langage puisqu’elle impose la similitude absolue des locuteurs.

Malaise dans l'identité : journée EPhEP à Reims

Le malaise dans la culture que Freud faisait valoir en 1929, structurel de toute société, semble se cristalliser pour une large part, en ce début de 21ème siècle, autour de la question de l’identité.  
Ce symptôme identitaire, au croisement de l’individuel et du collectif, est de plus en plus prégnant, voire envahissant dans notre actualité quotidienne : exacerbation du religieux, repli nationaliste, radicalisation. Identité meurtrière de toute altérité.
Or c’est dans cette altérité-même que l’identité se constitue, comme nous l’enseignent l’advenue de la subjectivité chez l’enfant et son remaniement à l’adolescence, la fonction de l’idéal du moi y étant déterminante. Pour en saisir les enjeux, l’étude de cette période adolescente nous sera précieuse tant dans le cadre de l’école que dans celui du cabinet de l’analyste.
Ces modalités contemporaines de notre malaise -qui fragilise la paix sociale comme la mise en place subjective- viennent interroger la psychanalyse sur ce qu’elle a à en dire comme Freud l’avait fait en son temps. 

Colloque du comité Freud à Tel Aviv Février 2016

Incidences subjectives et sociales actuelles du traumatisme psychique
Nous présentons ici quelques textes du colloque du Comité Freud ; d’autres suivront dans les semaines à venir. Le Comité Freud, en partenariat avec la revue Passages/ADAPes et l’Ecole Pratique des hautes études en psychopathologies (EPhEP) sous le patronage de l’Ambassade de France en Israël, ont co-organisé à Tel Aviv un congrès exceptionnel. Il s’est tenu les 28 et 29 février 2016 sur le thème suivant : « Incidences subjectives et sociales actuelles du traumatisme psychique ».
Si elle l’a inaugurée, la question du traumatisme psychique est restée en suspens dans l’œuvre de Freud ; alors qu’aujourd’hui et plus qu’Eros peut-être, le trauma investit nos pensées, dissout les communautés y compris celles qui relèvent de la même religion ou clive les religions issues du même père, et menace nos vies. Le problème pour Freud était que si la sexualité est une force qui rend solidaire, il en existe une autre dans la psyché, séparatrice et dissolvante qu’il a nommée « Thanatos »

« Logiques du politique : l’Organon d’Aristote étudié par le biais de son positionnement sur les questions de l’identité »

Nous vous présentons l’ensemble des interventions de la Journée de l’EPhEP qui a eu lieu le samedi 6 février 2016. 
La question métaphysique de la permanence de l’être se ramène aujourd’hui à la quête générale parfois violente de l’identité.
Il peut être instructif à cet égard de lire comment l’Organon, l’œuvre d’Aristote, sans le dire, veut traiter logiquement du problème.
Quand Aristote écrit : A=B et B=C alors A=C, il interroge la possibilité d’une identité pérenne au delà de la différence des formes, et cela par le biais d’un terme fédérateur.
Peut-on dire comment les passions actuelles de l’identité : multiculturalisme, nationalisme, intégrisme se ramèneraient en dernier ressort à un agencement logique qui, contrairement à la diversité des références religieuses, serait enfin le même pour tous ?
Pour ouvrir ce questionnement, retenons comment au XIIème siècle les théologiens des trois religions se sont retrouvés à Cordoue unis sous la bannière d’Aristote.
Les recherches de Freud et de Lacan renouvellent-elles leur effort en introduisant le concept pas moins logique d’altérité, et, du même coup la place de la femme dans les études sur l’identité ?

Le trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité : TDAH

Nouvelle maladie ? Symptôme social ? Quelles recommandations ? 
Le projet actuel de la Haute Autorité de la Santé (HAS) consiste à indiquer aux médecins les « bonnes conduites » pour soigner les enfants agités et ceux qui peuvent présenter des troubles de l’attention. Nous prendrons le temps dans cette Journée d’études d’évaluer les enjeux de ces recommandations. Il nous paraît en effet important, outre la souffrance des enfants, de prendre la mesure des désarrois suscités par ces manifestations chez les parents, chez les enseignants, comme chez les consultants concernés. Les différents écrits officiels se réfèrent uniquement à des critères de classification statistique. Il convient plutôt de s’interroger sur ce qui suscite ces agitations ou ces troubles de l’attention pour en réintroduire la dimension psychopathologique. Quand un enfant manque de levier pour manifester qu’il ne trouve pas où se situer, il s’éjecte en permanence d’une position qui lui est insupportable : déconcentré, il ne tient pas en place, il est attentif à tout ce qui ne le concerne pas. Or, la focalisation récente du social sur l’agitation et les troubles de l’attention amène à une extension croissante de son champ, l’élevant au rang de problème de santé publique.

"Jorge Semprun l'européen, contre les nationalisme"

Nous vous présentons les vidéos de la totalité des interventions qui ont eu lieu à la journée  "Jorge Semprun, l'européen, contre les nationalismes", journée organisée le 4 octobre 2014 par l'EPhEP. Après ces vidéos, vous retrouverez le dossier de presse qui avait été constitué à cette occasion. 

Journée d'étude de l'EPhEP et de l'AFB à Bruxelles : "Questions sur la pratique de l'euthanasie"

Journée_Euthanasie_BXLLa possibilité légale du recours à l’euthanasie existe en Belgique depuis plus de dix ans sous certaines conditions. Récemment, elle a été étendue aux mineurs d’âge ceci impliquant des conditions supplémentaires.
Sans prétendre faire le bilan de l’expérience, il s’avère néanmoins opportun de mesurer en quoi et comment cette pratique a déplacé – ou non – les enjeux de ce qui ne peut en aucun cas se réduire à un acte médical comme un autre.
Comment penser l’euthanasie autrement qu’en termes d’un nouveau  « droit à » ? Est-il pertinent de parler d’euthanasie passive ? Faut-il opposer euthanasie et soins palliatifs, pratique de l’euthanasie et suicide assisté ? A quoi s’agit-il de rester vigilant pour éviter la réduction à une simple procédure, ouvrant la voie à l’objectivation et à la banalisation, enfermant cette pratique dans l’idéologie du bon fonctionnement ? Comment penser le consentement à l’euthanasie pour autrui ? De quels sujets l’euthanasie est-elle l’acte ?  Comment garantir aux protagonistes la prévalence de la rencontre de deux singuliers ? 
L’actualité de l’euthanasie comme fait de société ne laisse que peu de doutes : le médecin et le malade s’y trouveront de plus en plus confrontés tant les prouesses de la médecine se font de plus en plus opérantes

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