Histoire

C.Brunet : Lectures de la correspondance de Freud

Ce qui m’intéresse essentiellement ici, c’est au fond de me demander : comment on peut lire ça aujourd’hui ? C'est-à-dire, comment on peut lire ça aujourd’hui : il y a deux plans de lecture. Il y a un premier plan de la lecture qui est la position de Freud à l’égard de Ferenczi, la position de Freud sur quelque chose, il y a une espèce d’intuition de Freud sur ce qui va déraper dans la partition père - mère. Pour ceux qui ne le savent pas, Ferenczi a été l’analyste de Mélanie Klein et je rappelle que Lacan s’est quand même insurgé contre l’espèce d’oubli dans lequel les post freudiens avaient installé le père en mettant la mère au premier plan de l’ensemble du souci psychanalytique.

J.Garrabé : Introduction à l’histoire des méthodes suggestives usuelles

N’étant moi-même ni philosophe, ni historien, je vais me placer du point de vue du clinicien psychopathologue, et que j’ai pour cela un exemple remarquable : l’ouvrage que Louis-Florentin Calmeil (1798-1895) a publié en 1845 sous le titre De la folie considérée sous le point de vue pathologique, philosophique, historique et judiciaire depuis la renaissance des sciences en Europe jusqu’à dix-neuvième siècle. On raccourcit ce long titre, comme on les aimait au milieu du XIXe siècle, en disant : De la folie de Calmeil. Mais je crois que ce titre est extrêmement intéressant parce qu’il montre bien que l’on ne peut étudier la folie que si l’on considère simultanément ces différents points de vue, c'est-à-dire qu’il faut voir en même temps l’aspect philosophique, pathologique, moral (en ce temps-là, ça veut dire : social) d’autant que le titre continue par : Description des grandes épidémies de délire simple ou compliqué qui ont atteint les populations d’autrefois et régné dans les monastères. Je n’oublie rien d’autre du titre ? Si, c’est intéressant, la fin : Exposé des condamnations auxquelles la folie méconnue a souvent donné lieu.

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