Landman C. Dr

Claude Landman : La psychopathologie depuis Freud -2

J’ai conclu, vous vous en souvenez peut-être, notre dernier entretien en vous disant que nous partirions aujourd’hui des Études sur l’hystérie publiées en 1895, qui sont, vous disais-je, à la naissance de la psychanalyse. Que j’utilise ici le terme de naissance n’est pas une métaphore. Pourquoi ce n’est pas une métaphore ? C’est simple. C’est en 1895 que Freud donne une nouvelle méthode qui inaugure le nom de psychanalyse. Mais qu’est-ce qui fait le fond de cette nouvelle méthode que Freud nomme psychanalyse sinon – je vais dire comme ça, ça ne va pas vous paraître trop compliqué – l’assomption par le sujet de son histoire en tant qu’elle est constituée, cette histoire qui va être assumée – c’est ça, l’assomption – en tant qu’elle est constituée par la parole adressée à l’autre. Au fond, ça n’est pas si compliqué. Mais c’est de là que Freud est parti, de l’importance de la parole, dans l’assomption par le sujet de son histoire, dans le cadre de cette méthode, qu’il a nommée psychanalyse.

Claude Landman : La psychopathologie depuis Freud - Conférence inaugurale 2018

D’abord bonsoir à tous et bienvenue à ceux qui intègrent notre école cette année. Avant de commencer à déplier le titre que j’ai choisi pour la conférence à venir et pour celles que je serais amené à faire dans les semaines qui viennent : « La psychopathologie depuis Freud », puisque tel est mon titre, permettez-moi de faire état du léger sentiment d’étrangeté que j’éprouve, teinté d’un peu de regret, et que probablement certains d’entre vous partagent avec moi, qu’ils soient élèves, enseignants ou responsables de l’école. En effet, depuis sa création en 2010, la conférence de rentrée de l’école était prononcée par le Docteur Charles Melman au titre de sa fonction de doyen que j’occupe désormais du fait de la rotation des responsabilités qu’exigent nos statuts. Jusque-là, c’était dans la salle, parmi vous, et ceux qui vous ont précédés, que je me trouvais pour écouter cette conférence, qui sans revêtir un caractère solennel constituait néanmoins un temps fort de l’année et ce, dans la mesure où nous étions réunis les uns et les autres pour entendre celui à qui revient l’initiative de la fondation de l’École des hautes études, de l’École pratique des hautes études en psychopathologie. Il lui a donné son élan et grâce auquel, entouré par ceux qui l’ont suivi et soutenu par leur travail, cette école connaît aujourd’hui la notoriété dont votre présence témoigne. Mais que chacun se rassure, ainsi qu’il l’a annoncé, Charles Melman, continuera à donner ses cours et à participer activement à nos journées ainsi qu’à certaines grandes conférences qui auront lieu pendant l’année.

Enseignement de Claude Landman en 2014

 

Ce dossier présente le cours magistral sur la "Clinique psychanalytique des névroses" que Claude Landman a donné en 2014 à l'EPhEP

 

Claude Landman : Introduction à la clinique psychanalytique des névroses (2014) - 3

EPhEP, MT4 - cours magistral 3, le 09/04/2014   

 

Nous allons continuer à avancer ce soir dans la lecture lacanienne du cas de L’Homme aux rats. Nous nous étions arrêtés la dernière fois sur deux constats.

Le premier, partagé par Freud et par Lacan, quoique pour des raisons différentes, était que Ernst Lanzer n’avait pas terminé sa psychanalyse.

Claude Landman : Introduction à la clinique psychanalytique des névroses (2014) - 5

EPhEP, MT4 - cours magistral 5, le 28/05/2014

 

Nous voici donc arrivés au terme de notre lecture lacanienne de ce cas clinique extraordinaire de Freud, celui du patient auquel il a donné le nom de L’Homme aux rats. Vous savez que pour Ernst Lanzer, mais ceci est éminemment repérable dans la clinique de la névrose obsessionnelle en général, cette question du terme se posait avec une particulière acuité, était au cœur de sa problématique. Comme le souligne Charles Melman, toujours dans cette même leçon du 13 octobre 1988, évoque, je cite :

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