Cadeau M-C. Mme

Vortrag von Marie-Charlotte Cadeau : Seminarwochenende des Kollegs in Berlin

Freitag 03/05/2019

Ich möchte in diesem Vortrag, vorwiegend in Bezug auf bestimmte Formen der heutigen weiblichen Erfahrung, das ansprechen, was wir das Reale der Sexualität nennen könnten.

Marie-Charlotte Cadeau : Jouissance et "folie" féminine -2

La dernière fois nous avons vu brièvement que Lacan, disons dans la première partie de son œuvre, dès les années 50 bâtit son discours sur la sexualité autour du signifiant « phallus ».
Pour ce qui concerne la position masculine, un homme n’est pas « sans l’avoir » tandis qu’une femme est « sans l’avoir ». Le phallus est un signifiant, non un organe. Signifiant majeur de l’ordre symbolique, puisque je vous le rappelle, le phallus désigne d’abord le ratage du signifiant à saisir l’objet, la fleur est « l’absente de tous bouquets» nous dit Mallarmé.
Du coup le phallus devient le représentant du « ratage », il est ce Un référentiel qui devient le référent de l’ordre symbolique, c’est-à-dire du langage, à assurer un pouvoir sur le Réel, tout en le « ratant » cependant au moins partiellement comme la science l’atteste (puisque nous allons parler aujourd’hui logico-mathématique).

Marie-Charlotte Cadeau : Paradoxes et difficultés de la position féminine

Je m’appelle Marie-Charlotte Cadeau. Je vais essayer d’aborder avec vous la spécificité de la psychopathologie féminine, ses paradoxes et ses difficultés.
Je vous dirai dans un sens analogue à celui de Claude Landman, que la difficulté de la psychanalyse est qu’on ne peut ignorer la manière dont le concepts se sont mis en place puisqu’ils ont été inventés, d’abord par Freud pour saisir le Réel clinique qui se présentait. L’évolution de leur « saisie », c’est-à-dire le serrage de plus en plus fin, du Réel mis en place par la structure du langage, mais aussi, si je puis dire, mis au feu d’une évolution historique des mœurs et des mentalités nécessite une connaissance précise de l’histoire de la psychanalyse.

Je pense être amenée au cours de l’année à vous faire trois interventions, ce qui fait très peu bien sûr, lorsque vous jugerez vous-mêmes de l’ampleur de la question. J’essaierai donc de vous donner quelques points de repère essentiels.

Marie-Charlotte Cadeau : Paradoxes et difficultés de la position féminine

Je m’appelle Marie-Charlotte Cadeau. Je vais essayer d’aborder avec vous la spécificité de la psychopathologie féminine, ses paradoxes et ses difficultés.
Je vous dirai dans un sens analogue à celui de Claude Landman, que la difficulté de la psychanalyse est qu’on ne peut ignorer la manière dont le concepts se sont mis en place puisqu’ils ont été inventés, d’abord par Freud pour saisir le Réel clinique qui se présentait. L’évolution de leur « saisie », c’est-à-dire le serrage de plus en plus fin, du Réel mis en place par la structure du langage, mais aussi, si je puis dire, mis au feu d’une évolution historique des mœurs et des mentalités nécessite une connaissance précise de l’histoire de la psychanalyse.
Je pense être amenée au cours de l’année à vous faire trois interventions, ce qui fait très peu bien sûr, lorsque vous jugerez vous-mêmes de l’ampleur de la question. J’essaierai donc de vous donner quelques points de repère essentiels.

M-C.Cadeau : Psychopathologie familiale et sexuation

...Mais donc ces formulations que je vous rappelle et que l’on trouve dans les treize, quatorze premières années du séminaire de Lacan (un homme n’est pas sans l’avoir et une femme n’est pas sans l’être ) ne lui paraîtront pas assez précises car il s’agit pour lui de dégager rigoureusement les impasses auxquelles se heurtent les parlêtres. Cette guerre, ces tensions entre les positions sexuées qui résultent – vous avez déjà entendu la formule – d’une impossibilité du rapport sexuel, rapport justement entre l’être et l’avoir. Impossibilité du rapport sexuel où, s’il existait, un homme pourrait jouir du corps d’une femme et réciproquement. Ce qui y fait obstacle, pour le parlêtre, c’est le phallus, et l’objet a cause du désir dont je ne parlerai pas beaucoup ce soir. Je vais essentiellement parler du phallus puisque c’est lui qui est à l’œuvre dans la sexuation. Il s’agirait donc pour Lacan d’écrire rigoureusement à quoi les structures du langage contraignent les corps sexués. Donc écrire le semblant ou ce qui tient lieu de jouissance sexuelle pour les parlêtres, c’est-à-dire ce qu’il appellera, non pas la jouissance sexuelle, mais la jouissance phallique. Nous avons affaire à la jouissance phallique et non pas à ce qui serait au sens strict du terme la jouissance sexuelle.

M-C.Cadeau : Actualité et conséquences de la psychanalyse sur l’abord du féminin

j’ai pris le parti de vous parler, bien sûr des questions féminines, mais en m’appuyant sur ce qu’on peut appeler le premier Lacan, c'est-à-dire celui des années… le premier Lacan qui est effectivement disons celui qui va jusqu’au début des années 70, c'est-à-dire l’avant formules de la sexuation. Parce qu’il me semble que pour apprécier le pas que Lacan va franchir dans l’écriture des formules de la sexuation, il faut avoir une petite idée d’où il est parti, comment il a commenté Freud et s’en est, non pas éloigné radicalement, pas du tout comme vous le savez, mais comment il a trouvé une voie pour, en quelque sorte, s’éloigner des impasses de Freud.

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