
Le 12 février 2026, la HAS a classé la psychanalyse parmi les prises en charge non recommandées de l’autisme — une première qui préfigure une opposabilité élargie aux troubles du neurodéveloppement et met en cause les praticiens du soin psychique. L’argument scientifique prétend à l’obscurantisme de la psychanalyse, quand justement Freud visait à éclairer avec l’inconscient ce que les Lumières laissent dans l’obscurité.
Après la sidération s'organisent ripostes juridiques, scientifiques, cliniques, syndicales et communicationnelles. En jeu : la parole en clinique, le lien thérapeutique, l'indépendance des professionnels, le choix des usagers et la démocratie.
Le numéro 58 du JFP HAS : l’interdiction du soin psychique aux autistes réunit les regards des acteurs concernés.
- Bruno Falissard, pédopsychiatre, professeur de biostatistiques à l'Université Paris-Saclay et directeur de l'unité Inserm U1018
- Patrick Landman, psychiatre, pédopsychiatre, psychanalyste, juriste, Président de StopDSM
- Anne Videau, Vice-doyenne directrice de l'Ecole Pratique des hautes Etudes en Psychopathologies (EPhEP), psychanalyste, professeur honoraire de l'Université Paris Nanterre