Présentation et but de l'Ecole Pratique des Hautes Etudes en Psychopathologies (EPhEP)

L’EPhEP est un établissement privé d’enseignement supérieur, agréé par le ministère de l’Éducation nationale et dont la formation et le diplôme sont reconnus par l’État pour les élèves qui désireront s’inscrire sur le registre des psychothérapeutes, quand ils répondent aux exigences propédeutiques voulues par la loi[1].

Elle délivre une formation théorique, clinique et pratique qui concerne les diverses écoles de pensée actuellement existantes, exercée d’un point de vue qui prend en compte les travaux de Freud et de Lacan[2].

La répartition de cet enseignement entre diverses matières est conforme aux exigences du Ministère et se distribue selon les modules horaires exigés par les parcours professionnels antérieurs (voir la présentation du cursus spécialisé).

Elle propose des ouvertures sur le fonctionnement social et culturel et le développement des idées. Dans leur organisation classique, les cursus, qui se divisent en cursus général et cursus spécialisé, comprennent deux années, à raison de deux soirées par semaine, et à l’occasion une matinée le samedi, qui ont lieu au Centre Sèvres, 35 bis rue de Sèvres, 75006 Paris, métro Sèvres-Babylone.

Ces cursus sont rythmés dans l’année par trois grandes conférences données par des personnalités du milieu universitaire ou de la société civile, et par trois journées consacrées à un thème d’actualité[3].

Des travaux pratiques permettent l’étude en petits groupes des textes fondamentaux, et des stages donnent accès à l’étude des cas cliniques[4].

Depuis la province et l’étranger, il est possible de suivre l’enseignement en direct par visio-conférence.

Enfin, il est prévu que, une fois par mois, une rencontre sur le site web de l’École,  réunisse les élèves, les anciens élèves et les enseignants pour discuter des thèmes de l’enseignement.

Enfin une troisième année préprofessionnelle est proposée aux élèves qui désirent, outre l’obtention du diplôme, parfaire leurs connaissances des pratiques, des méthodes et des problèmes propres au domaine des psychopathologies[5].

Des départements de Recherche, qui concernent les grandes actions sociales impliquant la psychopathologie (enseignement, santé, éducation, famille, droit, immigration, post-colonialisme, anthropologie, adoption, autisme, assistance sociale, assistance pénitentiaire, etc.), associent les étudiants à leurs travaux.

Cet enseignement est donné par un corps de cent-vingt spécialistes reconnus pour leurs travaux et leur engagement.

Il s’adresse à ceux qui sont déjà impliqués dans des études spécialisées ou approchées, relevant éventuellement des sciences humaines, à des praticiens opérant sur le terrain, et, de façon plus générale, à ceux qui désirent s’instruire en ces domaines.

Au cours et en fin de cursus, des examens permettent de valider les connaissances acquises.

=> Les coûts des inscriptions.

L’inscription se fait sur demande écrite, avec C.V.,  adressée au Doyen de l’EPhEP, 25, rue de Lille, 75007 Paris, et est validée après un entretien.


[2] La vocation de l’Ecole est de donner à l’élève :

  • Un aperçu critique de l’histoire des théories
  • La connaissance de la clinique classique
  • L’étude des diverses méthodes à visée psychothérapique
  • Une approche des cas par des stages en milieu spécialisé et une analyse des présentations de malades
  • Des T.D. consacrés à l’étude des grands textes
  • Une approche des problèmes culturels et sociaux
  • Une participation aux travaux de recherche

Ces diverses activités s’organisent à partir d’un point de vue qui prend en compte les travaux de Freud et de Lacan.

[3] Au cours des dernières années, nous avons ainsi entendu Jorge Semprun, Marcel Gauchet, Catherine Millet, Philippe Adrien, Abdelwahab Meddeb, Émile Jalley, Esther Tellermann, Jean-Pierre Lebrun, Gabriel Bergounioux, Olivier Le Cour Grandmaison, Daniel Zagury, François Gonon, Romain Laufer, Robert Damien, Alexandre Alaric, Barbara Cassin, Emile H. Malet, Patrick Landman.  
Des journées ont eu pour thèmes : La question de l’identité aujourd’hui : entre amnésie et hypermnésie. Éduquer, gouverner, psychanalyser, est-ce possible aujourd’hui. Psychanalyse versus psychothérapie. L’obligation de soins : la loi du 16 juillet 2011, enfermement d’état, états d’enfermement. Freud – Lacan – Wittgenstein, études sur l'autisme. La Passion Artaud. Entre posture et imposture : le sexe est-il garant d'une vérité ?. L'égalité est-elle compatible avec nos différences ?. Questions sur la pratique de l'euthanasie. Peut-on encore vivre ensemble ?. Si la lutte continue... Jorge Semprùn l'européen contre les nationalismes. Lacan rockeur. Le TDAH : nouvelle maladie ? Symptôme social ? Quelles recommandations ?.

[4] Les documents servant de référence aux travaux dirigés sont mis en ligne dans l’Espace Étudiants.

[5] Le programme de l’année à venir inclut notamment une lecture commentée des Écrits de Lacan, une étude des grands cas cliniques de Freud, une lecture lacanienne des cas freudiens et des séminaires cliniques.