Édito de Charles Melman : Polysciences

On peut espérer que les “sciences” dites de la cognition, et qui aujourd’hui inspirent l’Éducation Nationale, s’interrogent sur elles-mêmes devant le fait qu’un événement relativement simple comme une épidémie tombe dans le domaine de l’opinion, celle des spécialistes comme du public, avant qu’une série d’épreuves – elles aussi diversifiées – n’aboutisse à une pluralité de vaccins et de molécules.

Placée sous le signe de l’universalité, la “science” de la cognition se révèle aussi diverse que les intérêts économiques, politiques ou banalement narcissiques de ses serviteurs et rien ne peut paraître plus normal.

Cette démonstration en cours n’ira pas cependant et malgré la référence scientifique à conclure que le savoir n’est pas offert par un déchiffrage de la nature, pour la raison simple que le chiffrage est l’affaire de la créature, elle-même comme on sait, parfaitement dénaturée.

Les conséquences de ce chiffrage sont l’objet de la psychopathologie et dont il ne suffit pas que ses exemples soient à chaque fois singuliers pour qu’une rigueur ne s’en dégage.

À la pluralité des religions répond ainsi celle des approches scientifiques et ce ne peut être source que de soulagement. Imaginez-vous ce que sont les effets d’un savoir qui serait absolu ?

Une suggestion : au lieu de dire “la” science, parlons des “polysciences”

Ch. M.

Le 4 octobre 2020