Cursus spécialisé

Ce cursus ne s’adresse qu’aux étudiants disposant des diplômes requis pour pouvoir, à l’issue de leur formation, effectuer une demande d’inscription sur le registre des psychothérapeutes.

L’organisation des études :

La scolarité du cursus spécialisé se déroule sur deux ans (saut dérogation, cf. infra) et comprend cinq modules de formation, qui se déclinent comme suit :

  • 4 modules de formation théorique (M.T.),
  • 1 module de formation pratique (M.P.),

Les enseignements représentent 400 h sur deux ans, répartis entre les 4 M.T. à raison d’au moins 100 h pour chacun.

Les étudiants commencent leur scolarité soit par les M.T. I et II, soit par les M.T. III et IV, cela en fonction des enseignements ayant cours l’année de leur première inscription, sachant que seulement deux modules sont enseignés chaque année. Par exemple, comme l’indique le planning prévisionnel des enseignements ci-dessous, les étudiants inscrits pour la première fois lors d’une année où sont enseignés les M.T.  I et II pourront suivre les M.T.  III et IV lors de leur deuxième année. De la même façon, les étudiants inscrits pour la première fois dans une année où les M.T. III et IV sont enseignés suivront les M.T. I et II lors de leur deuxième année.

 


Les modules de formation théorique (M.T.) :

Chaque M.T. comprend des cours magistraux (C.M.), des travaux dirigés (T.D.), la participation à des grandes conférences ou des journées EPhEP et des enseignements spécialisés (E.S.) sous forme de « conférences Ecole » (C.E.).

Le module de formation pratique (M.P.) :

Ce module consiste en un stage. Il est effectué en cours d’études, principalement pendant le dernier semestre. Il peut être fait à temps plein ou à temps partiel, de façon continue ou par périodes fractionnées, conformément aux termes du décret (art. 4).

Le stage ne peut en aucun cas se dérouler sur le lieu de travail d’une personne en formation. Il est placé sous la responsabilité conjointe d’un enseignant de l’Ecole et d’un professionnel de l’établissement où l’étudiant suit son stage. Ce professionnel est le maître de stage de l’étudiant.


Dérogation concernant la durée de la scolarité :

La scolarité se déroule sur deux ans. Toutefois, sous condition de demande écrite et motivée auprès du directeur des enseignements, il peut être possible dans certains cas de ne valider qu’un M.T. par an, ce qui permet à l’étudiant d’étaler sa scolarité sur quatre ans. Il devra néanmoins dans ce délai s’être acquitté de son module de formation pratique (M.P.).

 

Nature des enseignements :

L’enseignement se compose des quatre modules de formation théorique suivants :

(* : cliquez sur le lien pour voir le détail de chaque module)

Transversalement à ces modules, et intitulées journées EPhEP, des heures seront affectées à des grandes conférences thématiques. Leur volume horaire est pris en compte par l’un des ES de chaque module.

 

Obligations de volume horaire pour les  étudiants du cursus spécialisé en fonction de leur diplôme au moment de leur primo-inscription :

En fonction du diplôme qui leur a donné accès au second cursus de l’EPhEP, les étudiants sont soumis à des obligations de volume horaire spécifiques conformément au décret du 7 mai 2012.


Tableau cursus spécialisé


Ainsi, les titulaires d’un Doctorat de médecine non-psychiatres doivent suivre l’intégralité des M.T. III Théories se rapportant à la psychopathologie (100 h) et M.T. IV Principales approches utilisées en psychothérapie (100 h) ainsi qu’un stage de deux mois.

Les psychologues non cliniciens doivent, quant à eux, effectuer un stage de deux mois.

Les psychanalystes ayant les pré-requis, doivent effectuer les 200 heures (M.T. II : 100 h, M.T. III : 50 h et M.T. 4 : 50h) demandées par le décret, et le stage de deux mois.


Les modalités de contrôle des connaissances pour le Cursus Spécialisé : 

L’assiduité aux enseignements est obligatoire. 

Chaque module de formation théorique (M.T.) fait l’objet d’un contrôle des connaissances alliant le contrôle continu organisé dans le cadre de chaque enseignement spécialisé (E.S.) et un examen terminal pour le M.T., ces deux modalités comptant respectivement pour cinquante pour cent de la note finale. 

Le M.T. est considéré comme acquis lorsque la note finale est au moins égale à 10/20, chaque M.T. devant être acquis en propre, et ne pouvant en aucun cas faire l’objet d’une compensation globale, conformément aux textes en vigueur.[1] 

La session d’examens a lieu au mois de juin, et la session de rattrapage au mois de septembre. Les conditions de validation de chaque M.T. après la session de rattrapage sont identiques à celles de la première session, selon la réglementation en vigueur. 

Seuls les étudiants ayant satisfait aux exigences du contrôle continu organisé tout au long de l’année universitaire peuvent se présenter à la session de juin. En revanche, tous les étudiants peuvent se présenter à la session de septembre où le contrôle continu n’est pas pris en compte. 

Les examens se passent sur des copies anonymes fournies par l’École. 

Une fois les examens terminés, le jury se réunit afin de statuer sur les résultats des étudiants. Il est souverain et peut attribuer des points de jury afin de délivrer des mentions. Le président du jury est le directeur des enseignements, assisté d’autres enseignants dont la liste est communiquée aux étudiants en début d’année.

Dans l’éventualité où un M.T. ne serait pas validé après la session de rattrapage, l’étudiant ne peut se représenter afin de le valider que deux fois dans un délai de trois ans[2]. De plus, l’étudiant ne peut se représenter qu’à la condition d’avoir de nouveau suivi les enseignements de ce M.T. où il a échoué[3]. Il ne conserve donc pas les notes acquises dans le cadre du contrôle continu au sein de chaque E.S. Il doit de nouveau valider chaque E.S. du M.T. où il a échoué.

Compte tenu du fonctionnement de l’Ecole où seulement 2 M.T. sont actifs chaque année, l’étudiant qui aura échoué à un M.T. ne pourra s’y représenter l’année suivante,  mais seulement deux ans après (se reporter au tableau 1 ci-dessus : « Planning prévisionnel des enseignements »). Par exemple, un étudiant inscrit pour la première fois lors d’une année où les modules I et II sont enseignés (pour lui année 1), et qui échoue à un ou deux de ces modules, ne peut les représenter l’année d’après (année 2), puisque ces enseignements ne sont pas dispensés deux années de suite. Il doit donc attendre pour cela l’année 3 où de nouveau les modules I et II sont au programme. Dans le cas où un étudiant a validé les modules I et II en année 1 mais échoue en année 2 au module III et (ou) au module IV, il ne peut terminer sa scolarité qu’au cours d’une année 4 où les modules qu’il n’a pas validés sont de retour. 

Le même système s’applique aux étudiants admis à ne suivre qu’un seul module par an. Toutefois l’échec au module III et (ou) IV implique pour eux que leur scolarité se distribue sur 6 ans. 

Par ailleurs, et toujours conformément à la réglementation[4], en cas de non-validation dans le délai maximum de trois ans imparti pour la validation d’un M.T., le candidat doit se présenter de nouveau à l’ensemble des épreuves des M.T. Cette clause s’applique également pour le module de formation pratique (M.P.) 

Le module de formation pratique (M.P.) : le stage fait l’objet d’un rapport avec soutenance conjointement devant l’enseignant de l’École et le maître de stage. Le stage est validé par l’enseignant de l’École. 

La validation du M.P. consiste en une note finale devant être supérieure ou égale à 10 [5].

En fin de cursus, c’est-à-dire après avoir satisfait aux obligations de contrôle des connaissances définies par les textes, les étudiants peuvent prétendre à l’obtention d’un Certificat d’habilitation à l’inscription sur les listes de psychothérapeutes.


[2] Cf. Arrêté du 8 juin 2010 relatif à la formation en psychopathologie clinique conduisant au titre de psychothérapeute, Art. 4, alinéa I.

[3] Art.4,  alinéa II.

[4] Art. 4, alinéa IV.

[5] Arrêté du 8 juin 2010, Art. 4, alinéa III.