Melman Ch. Dr

Ch.Melman : Que puis-je savoir ? Analyse et théorie des méthodes de connaissance et d’apprentissage - 1.

Le point de capiton, ce qu’il vient coudre, c’est les bords d’un trou. Si le signe est le représentant de quelque chose, le signifiant en point de capiton, lui, il est, c’est ce qui vient, en quelque sorte, dans la langue nouer le bord d’un trou.(…)
J’ai évoqué donc, pour nous, tout à l’heure, le fait que le champ de la réalité était celui qui s’offrait justement à la saisie par les sens et en tant que ces sens, du fait de n’avoir affaire qu’à des signifiants, ne peuvent être que régulièrement déçus par le matériel de la saisie. Le matériel qui se trouvera saisi, à l’occasion justement de cette opération de prix, viendra régulièrement décevoir ce qu’il en était de l’intention puisque ça n’est jamais que le signifiant qui fait le prix, je dirais, de l’objet ainsi saisi et qui en même temps viendra illustrer le fait que ce n’est pas l’objet qui, par le désir, était visé. Et j’ai déjà eu l’occasion de dire combien ce qui venait vérifier que l’on était bien dans la réalité et non pas dans le champ du virtuel, c’était, justement, la déception.

Charles Melman : Séminaire sur le petit Hans - (2013)

En préparation des journées d'été de l'ALI à Lisbonne sur "La relation d'objet" nous vous proposons le séminaire de Charles Melman sur le petit Hans qui ont eu lieu à l'EPhEP en 2013-2014. Lire le séminaire

Charles Melman : La psychanalyse au chevet de la politique ?

Nice, Journée ALI-EPhEP, le 23/03/2019

 

On ne peut qu'être sensible à votre exposé, Anne, qui outre ces nombreuses références et les recherches dont il témoigne, nous rappelle que ce dont nous sommes tributaires et dépendants, c'est finalement de la parole publique, que notre sort lui est lié ; et que dans la mesure où celle qui aujourd'hui prévaut, est devenue immaîtrisable.

 

Grande conférence de l'EPhEP : Charles Melman "Le corps sur le divan. Les pathologies minées par l'inconscient" - 2

Charles Melman – Alors je suis donc évidemment comme vous, c'est-à-dire que je répète joyeusement, après Lacan, les lois de la parole et du langage. C'est une façon de reprendre une tradition philosophique, celle évidemment qui se référait au logos, mais de façon évidemment cette fois-ci non plus philosophique mais pratique, et beaucoup plus précise. C'est sûrement une avancée par rapport à cette référence faite au logos comme autorité, comme référent dernier. Et ça me permet donc de vous demander, à vous, pour m'aider : les lois de la parole et du langage, qu'est-ce que vous entendez par là ? Est-ce que l'un de vous veut bien me secourir et me dire ce qu'il entend par les lois de la parole et du langage... sinon je vais être en manque !

Grande conférence de l'EPhEP : Charles Melman "Le corps sur le divan. Les pathologies minées par l'inconscient" -1 (transcription)

Charles Melman – Je commencerai en nous faisant remarquer, qu'il avait toujours été attendu du médecin qu'il soit mâtiné d'un peu de philosophie. Et cela non pas pour faire chic, pour faire élégant, mais pour la raison apparue dès le départ évidente, je veux dire dès l'Antiquité, que la vie en bonne santé ne dépendait pas seulement de l'état de l'organisme, mais du goût que pouvait avoir le porteur de cet organisme pour la vie : savoir si elle lui plaisait, s'il avait envie d'en goûter les plaisirs et les douleurs ; ou bien si, à l'exemple de celui qui n'a pas manqué d'impressionner grandement au départ, le mélancolique, savoir si malgré un organisme qui pouvait dans la majorité des cas être resté sain, se manifestait, chez le porteur du dit organisme, la volonté de mourir, et même plus que ça, le fait d'être déjà mort.

Pages

Subscribe to Melman Ch. Dr