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C.Landman : Introduction à la clinique psychanalytique des névroses - 2

Freud : "Mon explication commença bien entendu, par n’être pas agréée par le malade. Il dit ne pouvoir reconnaître une pareille influence à ce projet de mariage, qui ne lui fit, à l’époque, pas le moindre effet. Au cours du traitement, il dut cependant se convaincre, par une voie singulière, de la justesse de ma supposition. Il revécut comme une chose nouvelle et actuelle, grâce à un fantasme de transfert, ce qu’il avait oublié de son passé ou ce qui ne s’était déroulé en lui qu’inconsciemment. D’une période du traitement, obscure et difficile, il résulta qu’il avait pris pour ma fille une jeune fille rencontrée un jour dans l’escalier de ma maison. Elle lui plut, il s’imagina que j’étais si aimable et si extraordinairement patient avec lui parce que je souhaitais la lui voir épouser, et il éleva au niveau qui lui convenait la richesse et la distinction de ma famille… Après m’avoir adressé les pires injures et surmonté nombre de résistances les plus opiniâtres, il ne put se soustraire à l’effet convaincant de l’analogie complète entre les imaginations de transfert et la réalité de naguère. Je reproduis ici un des rêves de cette période du traitement, pour montrer dans quel style ses sentiments s’exprimaient : Il voit ma fille devant lui, mais elle a deux sous en crotte à la place des yeux ..."

C.Landman : Pourquoi son nom propre importune-t-il le névrosé ?

Les deux grandes structures cliniques que constituent l’hystérie et la névrose obsessionnelle sont étroitement solidaires – c’est là l’apport de Freud que Lacan a ordonné dans la première partie de son enseignement – étroitement solidaires d’un mode d’accès à la jouissance sexuelle fondé sur la castration, castration que rendent opératoire la référence à la métaphore paternelle et la signification phallique qu’elle engendre.

C.Landman : Le statut du symptôme depuis Freud

Alors, si vous voulez bien, nous allons nous attacher ce soir à commenter les premières lignes d’un texte très important de Freud « Pulsions et destins des pulsions » que Lacan a traduit, retraduit de la façon suivante : « Les pulsions et leurs vicissitudes ». Une autre traduction qu’il a donnée c’est : « Les aventures de la pulsion ». Je pense que la traduction à laquelle il s’est arrêté, c’est « Pulsions et vicissitudes des pulsions », texte écrit en 1915, et qui fait partie, avec ceux sur le refoulement et sur l’inconscient, d’un ensemble de textes recueillis en un même recueil intitulé Métapsychologie.

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