Valente P. Dr

Pedro Valente : Histoire des grands paradigmes qui ont structuré les champs épistémologiques de la maladie mentale

ierre-Yves Gaudard, le Directeur des enseignements de l’EPhEP, m’a proposé de faire partie de l’enseignement du Module 3 Théories se rapportant à la psychopathologie, et je suis chargé, avec le Docteur Rumen, de vous en parler. C’étaient les seules instructions que j’avais, alors croyez-moi, avec cela, ce n’est pas si simple ! Alors voilà ce à quoi j’ai réfléchi, voilà ce que je vous propose. C’est adaptable, à la condition que vous m’en parliez un peu à l’avance […] ; vous pouvez me poser toutes les questions que vous voulez, me faire les suggestions que vous voulez, voilà comment j’ai pensé les choses et je vous dirai après pourquoi je les ai pensées comme ça, peut-être que ça ne correspond pas du tout à ce que vous attendiez. Dans ce cas, n’hésitez pas à me le dire.

Pedro Valente : Psychopathologie, droit et déontologie de la prise en charge

Je vais d’abord vous citer un article qui a longtemps prévalu dans le champ de l’expertise psychiatrique pénal qui est l’article 64 du code pénal de 1810. Il n’est certes plus d’actualité, mais seulement depuis 20 ans, mais il a quand même été le pilier fondateur de l’expertise psychiatrique en France pendant plus de 150 ans : « il n’y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au moment de l’action ou lorsqu’il a été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister. » Cet article 64 du code pénal de 1810 imposait aux tribunaux de juger la folie et de définir la frontière qui sépare le fou du criminel. Pour faire face à cette gageure, droit, médecine et justice ont réfléchi ensemble et évolué tout au long du 19ème siècle. Et je vais essayer d’étudier avec vous ces transformations qui trouvent un point d’appui à la fois dans la naissance de l’aliénisme et dans les transformations de l’institution judiciaire.

Dr Pedro Valente : Histoire de l'expertise psychiatrique

Je ne suis pas historien mais psychiatre, je vais vous parler en « amateur » de l’histoire de cette discipline qui m’intéresse beaucoup mais pas tout à fait en professionnel.
J’ai fait le choix de vous en parler, non pas du point de vue des psychiatres justement mais plus du point de vue de l’articulation entre psychiatres et juristes, de la frontière parfois conflictuelle entre naissance d’une certaine clinique aliéniste et psychiatrique et la philosophie du droit.
Pour cela il faut en revenir aux bases et la base, et je crois que vous le savez, l’article 64 du code pénal de 1810 que je vous cite malgré tout : Il n’y a ni crime ni délit lorsque le prévenu était en état de démence au moment de l’action ou lorsqu’il a été contraint par une force à laquelle il n’a pu résister.

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